The Open Window | Vidèos selectionnées par le jury
Le mot du commissaire

Renaud Bergonzo

Renaud Bergonzo, critique, galeriste, fondateur d’Acte2galerie et de la Wild project Gallery, a accepté d’être le commissaire d’exposition de la première saison de The Open Window.

Il nous explique ce qui l’a guidé dans son processus de sélection des artistes et sa démarche pour construire une exposition vidéo à la fois cohérente et plurielle. Enjoy !

Le mot du commissaire

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Halte en marchant

Coline Yacoub

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  • Coline Yacoub

Paroles d'artiste

Si vous deviez choisir quelques mots pour définir votre travail d’artiste…

CY : A la façon de l'artisan, après avoir réuni les éléments qui constituent le film, je les manie pour leur donner forme.

Quels sont les artistes qui vous ont influencé ?

CY : Pour ce film, les artistes qui m'ont influencés sont Jonas Mekas, Johan Van der Keuken, Chris Marker pour les cinéastes. Tom Waits, Blind Willie Johnson pour les musiciens. Dorothea Lange pour la photographie. Mais bien sûr ils ne sont pas les seuls et il est réducteur de ne pouvoir en nommer que quelques uns.

Diffusion sur la façade digitale vente-privee
le 17 Avril

Pourquoi avoir choisi ce poème de Bertolt Brecht ?

CY : Entendre ce poème me donne l'envie de lever la tête, de mettre un pied devant l'autre. L'écriture de Brecht résonne de façon pertinente avec les sentiments que provoquent l'actualité que nous traversons. Si nous ne connaissons pas le chemin, nous savons qu’il se fait dans la marche. « L’humanité a de multiples naissances, avant sapiens, avec sapiens, après sapiens, et peut-être promet une nouvelle naissance après nous. » Le paradigme perdu (1973) d’Edgar Morin

Une œuvre, à part la vôtre, qui vous touche dans la sélection de The Open Window ?

CY : Celle de Xavier Strobbe. J’apprécie la façon simple et efficace qu'il a eu de traiter le thème, l'intimité qui se dégage du film et la simplicité de son dispositif.

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La Pieta

Annina Roescheisen

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  • Annina Roescheisen

Paroles d'artiste

Si vous deviez choisir quelques mots pour définir votre travail d’artiste….

AR : Je dirais humaniste, émotionnel, interdisciplinaire, poétique, et rêveur ; à mi-chemin entre conte et réalité.

Vous pouvez nous raconter une œuvre qui vous a donné envie d’être artiste ?

AR : Le Jardin des Délices de Jérôme Bosch, parce que je suis fascinée par l'art médiéval, les contes, l'iconographie et la décoration. Il y a aussi une part de message non-verbal qui parvient à se dégager de cette œuvre et cet aspect-là m’intéresse particulièrement. Au-delà de son contenu, de ses détails et des multiples histoires à déchiffrer, ce tableau représente une œuvre intemporelle, techniquement parlant, qui résonne aussi bien en tant que chef d’œuvre de l’art médiéval qu’œuvre contemporaine lorsqu’on la ramène dans un contexte profane. La technique, les détails et le dialogue entre chimères, êtres déformés et bizarres, le sombre et la lumière sont pour moi une source d’inspiration exceptionnelle depuis toujours et pour les années à venir. La technique, les détails et le dialogue entre chimères, êtres déformés et bizarres, le sombre et la lumière sont pour moi une source d’inspiration exceptionnelle depuis toujours et pour les années à venir.

Diffusion sur la façade digitale vente-privee
le 18 Avril

Il y a beaucoup d’œuvres iconiques de l’art chrétien… Pourquoi avoir choisi de réinterpréter La Piéta en particulier ?

AR : Justement pour la sortir du cadre religieux ! Car après tout, dans un contexte profane, ou disons à travers les yeux d'un enfant, La Pieta représente une femme, une mère, qui tient son fils mourant dans ses bras. C'est une œuvre pleine d'humanité qui est universelle aussitôt sortie du cadre religieux. C'est ainsi que je conceptualise et résonne avec La Piéta.

Une œuvre, à part la vôtre, qui vous touche dans la sélection de The Open Window

AR : Celle de Jeanne Susplugas.

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Disparition

Xavier Strobbe

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  • Xavier Strobbe

Paroles d'artiste

Si vous deviez choisir quelques mots pour définir votre travail d’artiste…

XS : Très inspiré par le mouvement Fluxux. Je qualifierais mon travail d’inabouti. Je pars sur une trame thématique et technique que je développe. Je teste, j’expérimente, je produis, mais reste souvent irrassasié. L’expression d’un message est subjectif, je ne cherche pas forcément à me faire comprendre et le manque de moyens apporte souvent sa propre limite. Mais l’humour et la dérision sont souvent placés au centre de ma démarche et m’invitent à produire un anti-art ou art-distraction.

Vous donnez à voir un enfant qui refuse de naître et qui y est pourtant forcé. L’origine, la naissance, c’est toujours, selon vous, quelque chose de subi ?

XS : L’origine et la naissance font appel à notre propre fin. Dans le cas d’une naissance, la mère et l’enfant vivent une métamorphose qui les dépasse. Physiquement et psychologiquement, un lien subi existe. A travers une naissance, la vie d’une mère et d’un enfant mue, jusqu’à la reproduction perpétuelle. C’est en quelque sorte une action subie.

Diffusion sur la façade digitale vente-privee
le 19 Avril

C’est quoi la question que vous auriez bien aimé qu’on vous pose ?

XS : Je ne sais pas…. Quelle question ne voudriez-vous pas qu’on vous pose ?

Une oeuvre, à part la vôtre, qui vous touche dans la sélection de The Open Window ?

XS : J’ai pris le temps de regarder l’ensemble des travaux proposés. Les différents points de vue quant au sens «origine» sont très intéressants. Aucune vidéo ne m’a particulièrement interpellé mais j’ai apprécié le regard de chacun.

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Adieu aux armes

Héloïse Philippe & Charles Mignon

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  • Héloïse Philippe & Charles Mignon

Paroles d'artiste

Si vous deviez choisir quelques mots pour définir votre travail d’artiste…

HP & CM : Même si cela fait très longtemps qu’on s’intéresse à l’image animée, notre travail est finalement récent et donc difficile pour nous à définir. Cependant, il y a certaines choses qui reviennent à chaque projet, en tout cas pour le moment, et auxquelles nous faisons attention : nous cherchons toujours à créer une image qui parle d’elle-même et par elle-même ; la recherche du mouvement, du rythme, et de la musicalité dans l’image et au montage participent de cette même envie ; l’épure de la forme et la simplicité du cadre pour aller à l’essentiel, et tenter de provoquer une émotion visuelle. Nous cherchons en fait un peu à revenir au B-A BA de l’image, essayer de comprendre basiquement comment tout cela fonctionne et comment cela peut évoluer. Nous aimons aussi conserver un ton léger pour ne pas tomber dans la lourdeur de l’effet visuel ou de l’intention trop appuyée. Il ne faut pas se prendre trop au sérieux même si nous faisons aussi attention au point de vue adopté, comment nos projets se situent par rapport à notre réel, notre « présent » et par rapport aussi à un passé déjà existant pour ne pas tomber dans l’imposture… Et puis, nous essayons aussi, pour nos projets personnels, de donner une texture une matière particulière à l’image selon le projet et notre envie du moment. Par exemple, le traitement en négatif du film pour The Open Window était quelque chose voulu depuis le début. Et puis, nous avons l’impression que nos projets sont plus le reflet de nos doutes et de nos désirs que de nos certitudes et de nos ambitions. Donc s’il fallait retenir certains mots, oui, nous dirions : mouvement, musicalité, épure, légèreté, incertitude ...

Avec « Adieu aux armes », vous parlez d’une « esquisse de réflexion sur notre époque ». Vous pouvez nous en dire plus ?

HP & CM : C'est difficile de se situer pour notre génération : on est mus par un profond idéalisme, l’impression que les hommes avec les réseaux sociaux, la mobilité des frontières, etc., forment une communauté d’esprits et de cœurs, et en même temps, on a l’impression que cela faisait longtemps que le monde n’avait pas été soumis à une telle violence... Notre film essaie de mettre en scène ces contradictions de la manière la plus simple possible. C’est ce qui se passe aujourd'hui, le meilleur et le pire en même temps, mais c’est sûrement valable pour toutes les époques.

Diffusion sur la façade digitale vente-privee
le 20 Avril

Vous revendiquez une forme d’hommage à Norman McLaren et Charlie Chaplin. En quoi ces artistes ont influencé votre travail ?

HP & CM : Au départ du projet, il y avait l’envie de réinterpréter, de manière formelle, le traitement en noir et blanc et les trucages au montage de Pas de deux de McLaren. Mais en même temps, insidieusement, dans nos têtes, le film de McLaren, par sa grâce et sa légèreté, s’est mis très vite à dialoguer avec la scène de danse du globe de Chaplin dans Le Dictateur, elle aussi, très légère et gracieuse. Mais, alors que McLaren ne porte aucun discours, Chaplin lui en tient un, très simple et pourtant très puissant, qui ne passe que par la métaphore visuelle de la danse. McLaren nous a donc inspiré la forme et Chaplin la métaphore (exorciser la violence). Et puis nous avons changé le globe en kalash en plastique pour être raccord avec le présent et en même temps jouer d’humour, et puis nous avons mis en scène deux personnes au lieu d’une car à l’origine on est déjà deux et non un.

Une œuvre, à part la vôtre, qui vous touche dans la sélection de The Open Window ?

HP & CM : Nous sommes vraiment touchés par la proposition d’Annina Roescheisen, nous aimons beaucoup la force de son œuvre qui, sous une fausse simplicité, tient captif jusqu'au bout.

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furby

Jeanne Susplugas

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  • Jeanne Susplugas

Paroles d'artiste

Si vous deviez choisir quelques mots pour définir votre travail d’artiste…

JS : Mon travail interroge les différentes stratégies d’enfermement pour interroger les relations de l’individu à lui-même mais aussi à l’autre. Pour cela j’explore différents supports dont la vidéo.

Pourquoi avoir choisi d’investir le format vidéo plus qu’un autre ?

JS : Dans mon travail, le propos dicte le médium. Les questions que je soulève me conduisent donc à utiliser un corpus protéiforme de médiums qui va de la photographie aux dessins, de la vidéo à la sculpture, des installations aux objets. Chaque médium a ses propres caractéristiques, son choix n’est donc pas fortuit. La vidéo s’est imposée très tôt dans mon travail puisque la première date de 1999. La vidéo me permet d’aborder les sujets qui m’intéressent de manière différente. Depuis quelques années, je travaille avec des écrivain.e.s ce qui me permet d’aller plus loin, entre autres, dans mon rapport à la littérature.

    Diffusion sur la façade digitale vente-privee
    le 21 Avril

    Avec votre vidéo, vous parlez « d’enfoncer le couteau dans la plaie »… C’est une phrase qui pourrait s’appliquer à tout votre travail ?

    JS : En effet, mon travail soulève des questions sensibles qui révèlent la complexité et la fragilité de l’être humain. Il évoque le théâtre de la vie, nos manies, nos obsessions, nos crispations. Il pose un « diagnostic » sur les maux de notre époque. Je me place en témoin distancié et je questionne les limites.

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    L A N D E S

    Pierre Jaffrès & Pierre Lan

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    • Pierre Jaffrès & Pierre Lan

    Paroles d'artiste

    Si vous deviez choisir quelques mots pour définir votre travail d’artiste…

    PJ : Contemplation, émerveillement, découverte, obstination, partage.

    Vous pouvez nous raconter une œuvre qui vous a donné envie d'être artiste ?

    PJ : Into the wild, le film de Sean Penn

      Diffusion sur la façade digitale vente-privee
      le 22 Avril

      Votre vidéo est très aboutie techniquement. La technique a une place importante dans votre travail ?

      PJ : Réaliser/Filmer est mon métier, la technique est primordiale car elle se met au service de l'histoire que l'on raconte.

      Une œuvre, à part la vôtre, qui vous touche dans la sélection de The Open Window ?

      PJ : Celle de Messaoudene Marwane.

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      Apparitions

      Nathalie Joffre

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      • Nathalie Joffre

      Paroles d'artiste

      Si vous deviez choisir quelques mots pour définir votre travail d’artiste…

      NJ : Une citation de Gaston Bachelard: "Nous ne sommes jamais de vrais historiens, nous sommes toujours un peu poètes et notre émotion ne traduit peut être que de la poésie perdue".

      Dans votre « Chorégraphie archéologique », vous montrez que le questionnement des origines est vain puisqu’il vous apparaît toujours inaccessible et voilé. Vous pouvez nous en dire plus ?

      NJ : Je ne dirais pas qu'il est vain dans le sens où c'est un geste profondément humain, inhérent à notre condition. Il est nécessaire. Il y a dans l'acharnement humain à la recherche des origines une beauté crépusculaire, une beauté du désespoir presque. Nous ne saurons probablement jamais tout et nous le savons, pourtant nous continuons à désirer savoir...voilà où se trouve toute cette beauté. A la fin du XIXème siècle, on décide de conserver les ruines. Il s'agit pour moi d'une métaphore assez juste de ce besoin de se confronter à notre histoire et nos origines même si elles nous apparaissent comme partielles.

        Diffusion sur la façade digitale vente-privee
        le 23 Avril

        Si vous deviez convaincre un critique d’écrire sur votre travail, vous lui diriez quoi ?

        NJ : Sur ce travail en particulier, je commencerais par lui demander si étant plus jeune, il a rêvé d'être archéologue ou s'il a déjà participé à une fouille archéologique.

        Une œuvre, à part la vôtre, qui vous touche dans la sélection de The Open Window ?

        NJ : J'aime beaucoup les vidéos de Charles et Héloïse et de Jeanne Susplugas.

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        Arc en ciel secondaire

        Mao Haonan

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        • Mao Haonan

        Paroles d'artiste

        Si vous deviez choisir quelques mots pour définir votre travail d’artiste…

        MH : Le système, la structure, le rêve, le passage, l’Apollo

        Un mouvement artistique qui vous inspire ?

        MH : A mon sens, il convient moins de parler d’inspiration que d’influences. Lorsque j’étais à Shanghai, l’art surréaliste et le dadaïsme m’ont beaucoup attirés. Même si j’essaye, dans mon travail, de laisser la place à d’autres inspirations et influences, ces deux mouvements ont été importants pour moi et font partie des raisons qui m’ont fait choisir la France pour continuer mes études.

        Diffusion sur la façade digitale vente-privee
        le 24 Avril

        Il y a beaucoup d’éléments architecturaux dans votre vidéo. Vous parlez même « d’architectures symboliques ». Vous pouvez nous en dire plus ?

        MH : Les architectures symboliques sont des architectures particulièrement importantes qu’on retrouve dans tous les pays à travers le monde, parce qu’elles sont chargées de symboles politiques et culturels. Ce sont des éléments d’identités. Chaque architecture que j’ai choisie dans ma vidéo représente un pays, une civilisation, une région ou une religion. Elles rappellent « les étoiles brillantes ».

        Une œuvre, à part la vôtre, qui vous touche dans la sélection de The Open Window ?

        MH : Celle de Coline Yacoub, qui parvient à installer une ambiance et à faire ressentir toute l’énergie de la renaissance et de la croissance.

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        Au seuil des rêves

        Marwane Messaoudene

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        • Marwane Messaoudene
        • co-auteur : Youngjune Jo
        • co-auteur : Anastasia Rokhlenko

        Paroles d'artiste

        Si vous deviez choisir quelques mots pour définir votre travail d’artiste…

        MM : Passion, partage, folie.

        Vous voulez bien nous dévoiler un peu votre processus de création ?

        MM : Pour réaliser cette vidéo, j'ai d'abord pensé au scénario et l'idée du rêve est venue assez rapidement. Ensuite, mes collègues et moi avons réalisé le découpage technique et le fait de travailler en équipe nous a permis de rebondir sur les idées de chacun. Apres avoir choisi notre lieu de tournage, nous avons filmé beaucoup de plans. Au montage, il a été difficile de choisir les plans que nous voulions garder, il y en avait énormément qui nous plaisait. Au final nous sommes contents du résultat.

          Diffusion sur la façade digitale vente-privee
          le 25 Avril

          Pourquoi avoir choisi le registre du rêve pour parler du thème ORIGINES ?

          MM : Le rêve est un phénomène qui me parle beaucoup. Je trouve fascinant de voir comment un rêve fonctionne. C'est comme continuer de vivre une aventure tout en dormant. Aussi, il est intéressant de voir comment un rêve peut paraître réel, comment on peut s’y perdre, et comment les frontières avec la réalité sont brouillées et floues. Le temps qui s'écoule pendant que nous rêvons n'est pas identifiable. Ce sont ces phénomènes que j'ai voulu exploiter dans ma vidéo.

          Une œuvre, à part la vôtre, qui vous touche dans la sélection de The Open Window ?

          MM : J'aime beaucoup les plans réalisés dans la vidéo de Pierre Jaffrès et Pierre Lan. L’esthétisme de la vidéo de Mao Haonan m'a aussi beaucoup plu.

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          Abstract

          Mélyne Leroux Valette

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          • Mélyne Leroux Valette
          • co-auteur : Julia Rambaldi
          • co-auteur : Cédric lawson

          Paroles d'artiste

          Si vous deviez choisir quelques mots pour définir votre travail d’artiste…

          ML : Pour définir mon travail, je dirais que j'essaie de me rapprocher d'une esthétique assez plastique et contemplative. D’habitude, je suis plus dans des travaux assez dynamiques et bien rythmés, mais j'ai voulu cette fois que les gens s'attardent plus et prennent le temps d'apprécier l'image.

          Avez-vous des sujets d’inspirations de prédilection ?

          ML : Je dirais que mon sujet d'inspiration de prédilection est le travail du corps, sa gestuelle, ce qui s’en dégage. A mon sens, un simple regard ou le mouvement d’une main dégagent beaucoup plus qu'un mot.

            Diffusion sur la façade digitale vente-privee
            le 26 Avril

            Une œuvre, à part la vôtre, qui vous touche dans la sélection de The Open Window ?

            ML : J'ai beaucoup aimé la vidéo de Messaoudene Marwane. Il y a un très beau travail sur la matière et les couleurs.

            Votre vidéo aborde la naissance et la mort. Ne parlons pas de mort puisque votre projet se porte bien ! Vous pouvez peut-être nous dire quelques mots sur sa naissance ?

            ML : Ce projet est né d’une envie partagées par nous 3. Nous voulions créer une vidéo sur le thème de la femme en apportant chacune nos inspirations artistiques et nos influences. Au tout départ, nous voulions faire référence à trois tableaux classiques qui auraient représenté chacun la naissance, la passion et la mort. Puis nous nous sommes finalement orientés vers un travail visuel plus abstrait, ce qui nous offrait une plus grande liberté de création. L’idée générale des trois tableaux est resté présente néanmoins et s’est transformée en trois séquences différentes, que Victoire Chevallier, notre chef-opératrice, a réussi à traduire de manière visuelle dans la vidéo.

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